Aquasophrologie et fibromyalgie
Quand l’eau devient un appui, pas un effort
La fibromyalgie n’est pas qu’une histoire de douleurs.
C’est aussi une fatigue profonde, un système nerveux en alerte permanente, un corps qui peine à relâcher, même au repos.
Vivre avec la fibromyalgie, c’est souvent avancer avec le frein à main serré… sans toujours savoir comment l’enlever.
L’aquasophrologie — la sophrologie pratiquée dans l’eau — propose une manière douce et contenante d’entrer en relation avec son corps.
Dans l’eau, le poids du corps diminue. Les tensions musculaires s’adoucissent. Les articulations respirent. Ce n’est pas spectaculaire, c’est subtil.
Et justement, pour un corps fibromyalgique, la subtilité est une force. Dans l’eau, on ne force rien. On accompagne.
Le corps est porté, soutenu, enveloppé. Le système nerveux autonome — souvent suractivé chez les personnes atteintes de fibromyalgie — peut enfin passer du mode “alerte” au mode “récupération”.
La respiration se ralentit, le mental décroche, la perception de la douleur se transforme.
L’aquasophrologie agit sur plusieurs plans à la fois :
– régulation du stress et de l’hypervigilance
– amélioration de la conscience corporelle
– relâchement musculaire en douceur
– meilleure gestion des émotions et de la fatigue
Ce n’est pas une solution miracle. Et c’est une bonne nouvelle.
C’est un espace d’apprentissage : apprendre à écouter ses signaux, à respecter ses limites, à retrouver une forme de confiance dans un corps souvent vécu comme imprévisible, voire hostile.
Dans l’eau, on réapprend à bouger sans se crisper. À respirer sans se battre. À être là, simplement. Le corps n’est plus un problème à corriger, mais un allié à apprivoiser.
La fibromyalgie demande une approche globale, patiente, ajustée. L’aquasophrologie s’inscrit dans cette logique : avancer pas à pas, sans violence, avec constance.
Comme une nage lente, mais orientée. Et, mine de rien, profondément transformatrice.